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Blaise Pascal, auteur des Pensées
De 1655 à 1659, Pascal se partage entre les combats de Port-Royal et ses
travaux scientifiques centrés sur le concours de la «roulette» (ou cycloïde) et
le calcul infinitésimal. Il paye cette période d'activité intense par une
résurgence de sa maladie et le repos qu'il doit s'imposer lui offre l'occasion
de reprendre sa conversion religieuse. Il s'attache à secourir les pauvres et il
lance l'entreprise des carrosses à cinq sols (premier système urbain de transport en commun) dont les bénéfices sont destinés à soulager leurs misères. Il continue à travailler à son
projet d'apologie de la religion chrétienne, sans doute commencé en 1656. Mais
sa maladie empire et il meurt en 1662 âgé de 39 ans.
Sa famille est déçue de ne découvrir à sa mort que des brouillons imparfaits,
des fragments de textes, certains étant très courts, et d'autres plus amples,
soigneusement rédigés. Une première sélection très arbitraire de ces textes
paraît en 1670 sous le nom de Pensées. Les éditions suivantes s'efforcent d'être
plus fidèles aux intentions de l'auteur. Aujourd'hui on se fie à l'édition de
Philippe Sellier qui prend pour base une copie établie sous la direction de
Gilberte Périer, soeur de Pascal.
On distingue deux grands ensembles. Dans la première partie, Pascal fait une
description de l'homme, insistant sur ce qu'il appelle ses « contrariétés »,
c'est-à-dire ses contradictions. L'homme est à la fois misérable et grand:
« L'homme n'est qu'un roseau, le plus faible de la nature mais c'est un roseau
pensant». La seconde partie fait appel à la Révélation et aux arguments traditionnels de
l'apologétique chrétienne.
Il ne s'agit pas de donner la foi à l'incroyant ou même de prouver l'existence
de Dieu mais d'arracher l'incrédule à son confort intellectuel, et de lui
montrer qu'il a des raisons de croire. Le Dieu de la Bible (« Dieu caché ») ne se révèle qu'«à ceux qui le cherchent de tout leur coeur».
On retrouve dans les Pensées, à la fois le savant, le moraliste et le poète.
C'est pourquoi l'oeuvre de Pascal s'adresse à tous les lecteurs, croyants ou non.
Comment ne pas être touché par des pensées évoquant le vertige de l'infini ou
tout simplement la fragilité de la vie ?
« On dit : Il me semble que je rêve, car la vie est un songe un peu moins
inconstant».
Romain Dureau, Gaspard Jérémie, Camille Lecart, Mathieu Piarry
2de 4 – 2009/2010
Professeur : Monique Beaujard
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